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Posté par le 1 Juil 2018

La 15 ème édition du Montlhéry-Marmande

             

 

               Une 15ème édition sous les Saints de glace

Tout avait pourtant si bien commencé le mercredi soir avec un buffet réception présidé par notre Président JP Lentignac, animé par les Barbus de la Sallemouille et en présence de plusieurs prestigieuses personnalités de l’Essonne : le président du conseil départemental, le sénateur, plusieurs maires et la remise de médailles à plusieurs bénévoles de La Tomate contre la Dystonie

Jeudi la journée démarre par un transbordement Montlhéry – Pithiviers. Sylviane et Jacques Gauchet se sont levés un peu plus tôt pour nous ouvrir dès 5h 15 la Maison des Associations, le parc de la Souche et préparer le café ; cette année le fourgon bagages prêté gracieusement par Iveco ne fait que 12 m3 et on y loge péniblement que 30 vélos ; ce ne sont plus les cars Meyer (repris par la société Keolis) qui nous transportent mais la société Tice désormais partenaire de l’association. Pendant ce court voyage, Yves en profite pour rappeler les quelques règles de base du peloton (on roule par deux, les arrêts pipi c’est sur la droite,…) mais aussi présenter la bonne dizaine de cyclos qui nous rejoignent pour la première fois et à tout seigneur tout honneur le Président du Codep91 Christian Proponet, mais bien sûr après Dieu, je veux parler de Roland Dieu un nouveau du CCLM ; une mention particulière au club de Massy Palaiseau fort de 6 représentants.

1ère étape Pithiviers – Loches Les 5 limougeauds nous retrouvent aux établissements Beauvallet qui nous offrent un frugal petit déjeuner et c’est un peloton fort de 60 cyclos qui s’élance direction La Ferté St Aubin. Arrêt repas à  la Sauvagine où Jean Jacques Bagot m’offre ma première bière (de la rando) pour se faire pardonner d’un rappel à l’ordre sur le rouler par 2 ! L’ambiance est au beau fixe et on entend même « les corons ». Un parcours nouveau par la Sologne et Romorantin puis la vallée du Cher pour rejoindre le centre Aquilon à Loches ; on est dans les clous de l’horaire malgré un petit vent de face et quelques cyclos en profitent pour s’échapper en ville goûter à la pression locale, pris par mes activités je ne peux hélas les rejoindre ! Toujours aussi spartiates les chambres du centre, mais ce n’est que pour une nuit et dans certaines chambres il faut élire celui qui héritera du lit superposé supérieur : bonne pioche pour Charles et moi c’est le nouveau Jean François Gréard qui gagne.

 

2ème étape un grand classique Loches – St Junien : pas trop de choix pour tracer le parcours en passant par Le Blanc.

La surprise du premier tronçon qui conduit le peloton jusqu’à La Roche Posay : de belles lignes droites sur une route en forme de « tôle ondulée » : même avec Serge Puilo à l’avant en capitaine de route expérimenté, cette partie du parcours et ses 400 m de dénivelé va laisser des traces en fin de journée. Le soleil est bien au rendez-vous pour l’arrêt collation et cette année pas de grandes manœuvres pour sortir de la ville : Charles ouvre la voie à la voiture ouvreuse (pléonasme) pour mettre le peloton sur la bonne route qui va le conduire au Blanc

Il fait chaud sous la bulle du gymnase et les cyclos ont besoin de récupérer, de faire quelques photos de groupe avant d’aller goûter au traditionnel kir d’accueil : l’horaire en prend un coup ! Et il n’y a pas que l’horaire qui en prend un coup mais aussi un pneu du vélo d’Alain Puret qu’il a malencontreusement posé contre l’armature en fer du gymnase.

J’en profite pour régler mes comptes amicalement avec le 1er adjoint de la mairie de Montlhéry présent sur la rando, Denis Durand, et lui rappeler que Jeanne d’Arc est bien passé à Loches, événement qu’il m’avait contesté en public lors de la présentation de la rando en décembre : la vengeance est bien un plat qui se mange froid ! Nous retrouvons avec grand plaisir notre ami marmandais Bubu qui a relevé le gant après le décès de Dédé Areil

L’après-midi c’est la longue étape monotone de 70 Km pour rejoindre Bellac ; cette année ce tronçon est agrémenté d’une déviation imposée par la SNCF ( c’est en plus de la grève), les cyclos limougeauds prennent la direction du peloton pour franchir sans encombre les obstacles : merci de nous avoir éviter la déviation de 15 km de plus !

Les visages de beaucoup sont marqués à l’arrêt collation devant l’office du tourisme et les boissons offertes par les Lions de Bellac sont vite bues. Le minibus balai se remplit et son dévoué chauffeur Philippe Patault trouve ainsi de nouveaux ( voire de nouvelles) compagnons de route pour leur conter maintes anecdotes. J’ai la plante des pieds qui chauffent : Gérard Gelly, médecin de la rando, les soigne à l’eau fraîche.

ADPS, le principal sponsor de La Tomate contre la Dystonie, nous rejoint à bord de ses voitures anciennes pour nous accompagner sur le reste de la randonnée.

Un dernier effort pour finir cette étape par les monts de Blond et atteindre Saint Junien avec un bref passage par l’Hyper U pour le remercier de son soutien à notre cause la lutte contre la dystonie

O divine surprise, les Lions locaux nous attendent avec leur pompe à bière : j’en connais pas beaucoup qui résistent et j’en connais qui en abusent (Yves en prend 3) et tant pis pour Jacques Gardans et les quelques autres qui n’ont pas su attendre et ont payé leur pression dans un bistrot !

Quelques discours avec le responsable district des Lions Jean Marie Lagorce, le 1er adjoint de ma municipalité, Robert Barget d’ADPS, et ce n’est que normal vu leur contribution avant d’attaquer un buffet bien garni offert par l’Hyper U. Petite anecdote, Marius récupère son casque oublié l’an dernier, mais pour Marius malade depuis le départ, pas très utiles deux casques dans le minibus.

 

3ème étape St Junien – Montrem Une étape inédite calculée pour prendre notre déjeuner à Chalus et les récompenser ainsi de leur présence indéfectible sur la rando depuis son origine. Nos logisticiens Raymonde et Serge Donadieu nous ont trouvé pour gîte le soir un ancien village de vacances de la ville de Saint Denis à Montrem près de St Astier et les cyclos locaux de Rochechouart, Jacques Chabane et Gilbert Cibert emmenés par Piere Barget le pilote de la voiture ouvreuse, ont établi et reconnu le parcours et c’est Gérard notre toubib qui a déniché  Bourdeilles

Les prévisions météo étaient pessimistes depuis plusieurs jours : un coup d’œil à la fenêtre, le nez à la porte pour confirmer que hélas ces prévisions étaient confirmées. Et de fait à peine le petit déjeuner pris dans la salle de l’hôtel de ville et offert par la municipalité de St Junien les premières gouttes tombent. La pluie s’intensifie jusqu’à l’arrêt collation d’Oradour sur Vayres où Mme le maire en personne nous abrite quelques instants dans une grange annexe de la mairie et il nous faut vite repartir vers Chalus pour un accueil sympathique et chaleureux dans la salle des fêtes préparée comme pour un mariage : il faut se sécher, voire enfiler un vêtement plus sec avant d’écouter les discours de bienvenue. Bien sûr on prend du retard et avec l’aide de quelques bénévoles (le dévoué marmandais Alain toujours disponible pour les cyclos), le service est accéléré : un grand bravo au traiteur et à sa toute jeune équipe et à la municipalité

     

C’est le moment de repartir : à la pluie persistante s’ajoute maintenant le froid et le minibus affiche quasiment complet ; La température descend à moins de 5° et à un premier arrêt, Daniel Calmels et Bernard Paquereau grelottant de froid le complètent : incapables de mettre leur vélo sur la remorque, c’est Jacques Gauchet qui s’en charge. Pour éviter la débandade, le peloton doit s’arrêter pour récupérer les retardataires que Pierre Bittel avec quelques collègues ramène inlassablement et pour couronner le tout une erreur de parcours dans Brantôme et une crevaison pour Dominique : changement de roue opéré par Philippe Patault et je me retrouve avec Michel Perfetti dans un groupe de chasse pour retrouver le peloton arrivé à l’arrêt collation de Bourdeilles où le maire a mis à notre disposition la salle municipale.

Il reste encore 2 heures de vélo pour terminer l’étape. Que faire ? La question est posée ; Nadir, transi, me répond : «  pas très chaud pour continuer ! » réconfortés par un reste de café chaud, la plupart d’entre nous repartent : au passage je récupère la veste thermique d’un Jacques bien plus prudent que moi et Nadir a repris la route pour être à la hauteur de son rang de nouveau Président de la Rando du sourire. La caravane et Philippe Doumer le dévoué président du Copo prennent en charge 5 ou 6 cyclos.

La pluie cesse à l’arrivée à Montrem après une montée de près de 2 km avec des pourcentages de 5 à 8%. Les bénévoles ont rangé les bagages dans les gîtes, sauf pour un seul gîte ( le mien ! peut pas dire que cela m’a mis de bonne humeur).

Ouf on récupère et on se retrouve tous pour le dîner. Le parcours devait être super dans ce Périgord vert qui n’a jamais autant mérité son nom, mais on n’a pas pu l’apprécier

 

4ème étape : une belle journée en perspective totalement concoctée par Bubu

Pas de pluie pour démarrer cette dernière étape, juste un peu de fraîcheur ; des paysages magnifiques le long de l’Isle avant d’aborder les coteaux de vignoble.

Les premières gouttes annonceuses d’un orage tombent alors que le peloton rentre dans Saint Emilion ; nouvelle décision à prendre en accord avec Bubu : pas de visite de la vieille ville, direction Saint Laurent des Combes pour un déjeuner servi dans l’ancienne gare et toujours un accueil chaleureux avec le maire de cette petit commune, sage décision au vu de l’eau déversée par l‘orage pendant le repas.

Il reste une demi étape à parcourir avec une escale au château de Duras et une séance de photos souvenir et pour une fois ce sont nos motards si excellents par ailleurs qui nous mettent en retard (difficile de trouver à la campagne une station ouverte un dimanche après midi) ; à cela s’ajoute un parcours très vallonné qui oblige plusieurs regroupements du peloton. Notre arrivée tardive à Marmande désorganise le début de soirée : un départ précipité des limougeauds, à peine le temps de déguster une bière pression offerte par Bubu, qu’il faut passer aux discours de clôture de P Joret, Bubu et JP Lentignac sans oublier de remercier les fournisseurs des produits régionaux, même si nous les cyclos on a été un peu oublié !

  

Mais comme tout finit bien, la soirée dîner est exceptionnelle : un copieux buffet servi entre autre par Mme Areil ( un grand merci Madame pour votre présence), une chanteuse et un chanteur qui mettent une folle ambiance avec des chansons et des refrains repris en coeur, chanteurs vite rejoints par le chantre du CCLM, Roland Dieu, et un autre chanteur de VCMP, Jean Paul Ollivier : tous les participants, cyclos, bénévoles, producteurs locaux, sont à l’unisson.

 

Conformément aux croyances populaires hérités du moyen âge les Saints de glace (Mamert, Pancrace, ..) nous ont rappelé que le joli mois de mai n’est pas toujours au rendez-vous, mais ils nous ont fait vivre une si grande solidarité.

Encore un grand merci à nos 4 motards et aux différents capitaines de route qui ont pris la tête du peloton et à ceux qui, à l’arrière, ont ramené les cyclos en difficulté.

Cette 15ème édition de la randonnée de la Dystonie restera, grâce à vous tous, dans les annales de Montlhéry – Marmande et les nombreux témoignages de félicitations et de remerciements que vous m’avez envoyés montrent à quel point cette randonnée vous tient à coeur

 

Yves Blondiaux